lundi 19 novembre 2018

LES NOUVEAUX CHANTS DU MABINOGI - Saison 1 - Chant 6.




Chant six

Comme des bleus de Paul Cézanne
À Clément.

Nous voici - TROIS - innocents dans le voyages d'images nouvelles.
Nous voici dans un périple de visions interdites - bientôt au
Cœur du stade, au cœur du Dragon rouge. Nous voici,
À nouveau et ailleurs - RENAISSANTS. Comme des bleus de Cézanne.
Gweedydd : "J'ai beaucoup de mal avec moi-même". Je
Plongerai mes doigts dans le bleu froid du fond de 
Mon crâne, à la juste recherche de nos plus simples
Souvenirs. "J'ai toujours eu le désir qu'il en
Soit ainsi". - À jamais, c'est une belle soirée. Le
Jeune fils marche encore dans le soleil, sur la rive
De la baie du Tigre. Puis la brune brume murmure...
Il y a des chansons qui fond pleuvoir - elles savent
Aussi émouvoir - Il y a des chansons qui font pleurer
Comme des bleus de Cézanne. Gwendydd : " ...Comme des lettres à
Des copains". Toutes les ombrelles sont ouvertes aux creux de
La baie de Caerdydd... Jusqu'au Tigre de Mexico. J'
Accepte de tenir ta main, si tard dans la nuit.
Le fils joue aux échecs avec le père, et, toi,
Ne cherche pas un sens trop compliqué à la formule 
De ce poéme-ci. From Barry Station, de précieux galets roses
Pleins les poches, je visionne des clips vidéo en Anglais
Dans un pub estival et populaire de Barry, avec le
Goût doux d'une épaisse bière brune irlandaise au fond
De la gorge - DEUX. Au retour, de passage à Londres,
Vers Victoria Station, à l'angle extérieur d'un pub
Vide. Chagrins - trop matinaux -, nous passons, le jeune fils et
Moi. Comme c'est étrange... Nous nous revoyons avec la
Lointaine, assis là... Puis marchant sous de tendres soleils gallois.

En vers arithmonymes de dix.



Chants six bis

Comme des rouges de Francis Bacon

Moi là - seul - dans l'électricité d'une nuit historique.
Moi là dans l'électricité d'une nuit unique - seul -
Au cœur de Tigger Bay, au souffle du Dragon rouge
Me voici de retour et renaissant - ICI, LÀ, DE NOUS !
Comme un rouge obsédant à la façon de Francis Bacon.
Jennifer "Le visage est la dignité". Je rapporterai ma carcasse
Dans l'orange feu du coucher de soleil, à la
Simple et juste mesure de nos tendres rendez-vous fidèles.
Sans peine aucune, je devine l'évidence de cette réalité,
C'est une étoile éclatante qui danse, en ma chair,
À jamais, car la jeune femme avance jusqu'à la
Fin des fins, au-delà des quais de Tiger Bay.
Au matin, bruine la brume... Il y a des instants
Qui font le feu céleste... et qui chantent la passion
Il y a des heures qui offrent le feu sacré
Comme un rouge criant à la façon de Francis Bacon...
Jennifer : "Comment dit-on addictive en français ? Dis-moi !"
Tous les instruments de musique résonnent mieux qu'un Dieu
Et un diable unis. Par-delà les murs, le plancher
Et le plafond du Coal Exchange. Je désire désormais suivre
Ton cœur ; et tôt à l'aurore la fille caresse
Les joues de la mère puis ne cherchez à NOUS
Ouvrir à une explication trop complexe pour la distribution
De cette récompense. From Tiger Bay, des braises rouges tenaces
Au fond de mes sacs, je revisite, avec la complicité
De deux jeunes dandys noctambules, les rues des nuits animées
De Cardiff. en centre-ville, dans un pub bruyant et
Ebouriffé d'ivresses, avec la tiède saveur d'une Guiness
Tapissant les souvenances de ma carcasse - SEUL. De passage,
Ré-apparition in London, à Victoria Station, toujours à l'angle
Extérieur du même pub que jadis, -ICI, LÀ, NOUS. En
Corps, attendre assis là avec moi-même. CELA est mystérieux,
Je me regarde passer dans l'autre sens avec Clément...
En courant vers des feux rouges est gallois. Croeso Gymru.

En vers arithmonymes de dix.

Notes :

Paul Cézannz (1839-1906) : Peintre français considéré comme l'un des précurseur de l'art moderne. Il professa que "la réflexion modifie la vision".

Gweedydd : Sœur aînée ou jumelle et amoureuse de Merlin. Elle possède des talents psychiques et un don de divination et ce talent est amplement déployé grâce à son incroyable énergie spirituelle. Elle transmet d'ailleurs ce talent de prophétie à merlin. Elle épouse le Roi Rodarcus.

La baie du Tigre : Célèbre baie de Cardiff dont le rivage a été défiguré depuis le début du siècle 21 par la modernité et l'urbanisme. On y trouve l'imposant parlement gallois qui est, lui, une réussite architecturale.

Caerdydd : Cardiff en gallois.

Mexico : Capital du Mexique, située à 2200m d'altitude sur le plateau de l'Anahuac.

Barry Station : Nom de la gare de Barry, dans laquelle descend massivement, dès les premiers beaux jours du printemps, une foule populaire d'habitants de Cardiff et des environs pour se rendre à la plage.

Barry : Station balnéaire située à l'ouest de Cardiff.

Tiger Bay : La baie du Tigre, en anglais. Lieu célèbre de Cardiff.

Bacon Francis (1909-1992) : Peintre majeur du siècle 20 d'origine irlandaise.

Coal Exchange : Nom d'une salle de spectacle d'une beauté exceptionnelle sur La Baie du Tigre à Cardiff. L'intérieur, du sol au plafond - murs, chaises, bars et scène - est en bois chaleureux. Le 21 novembre 2009, John Cale y a interprété l'intégralité de son album légendaire Paris 1919, des extraits de poèmes de Dylan Thomas mis en musique et accompagné par une formation de musiciens classiques et de son groupe rock de l'époque.

Cardiff : Capitale du Pays de Galles.

London : Londres,  en anglais. Capitale de la Grande Bretagne.

Croeso i Gymru : signifie en gallois, bienvenue au Pays de Galles.

jeudi 8 novembre 2018

HEDD WYN & FRANCIS LEDWIDGE





 
Berger et poète, HEDD WYN, Ellis Humphrey pour l'état civil britannique, est né le 13 janvier 1887 à Pen-lan Trawsfynydd ( Nord du Pays de Galles ). Il trouve la mort le 31 juillet 1917 au premier jour de la funeste offensive de la bataille de Passchendaele que l'on nomme aussi l'impasse sanglante. Guy Chapman, capitaine dans le régiment royal de fusiliers, a décrit ce jour  : " 31 juillet, la bataille débuta dans la brume et la rumeur. La rumeur se révéla fausse, et la brume se mua en crachin, puis en pluie, puis en un torrent déchaîné où le ciel rivalisait avec les canons pour finalement l'emporter. "

En son époque, fort populaire en vertu de sa condition de poète dans ses vieilles montagnes tout au Nord de son Pays de Galles, Hedd Wyn le beau berger avait la côte avec les jeunes femmes de Trawsfynnydd. Beaucoup en effet auraient bien aimé épouser l'homme aux vers de crystal, et il leur rendait bien. Malheureusement aucune ne put mettre son dessein à exécution, car le pauvre bougre eut l'honneur de mourir  en première ligne pour l'empire britannique, dans les tranchées, sans même apprendre que quelques temps auparavant lui avait été décerné, en sa contrée d'origine, le premier prix du concours annuel de poésie galloise.

"A gwaedd y bechgyn lond y gwynt
Au'u gwaed yn gymysg efo'r glaw."

" Le cri des hommes emplit la brise
Et leur sang se mêle à la pluie."





"Dim ond lleuad borfor
 Ar fin y mynydd llwm  "
" Il n'y a que la lune pourpre 
Sur la crête de la montagne pauvre ; "

Ses œuvres complètes furent posthumément publiées en 1918 et depuis ? Son travail a peu été traduit en anglais, rien n'est jamais paru en France, à l'exception, en 2001, de quelques vers et d'un poème dans les n°1 & 2 du "pauvre" périodique : Ffwl & d'un supplément consacré à Hedd Wyn & Francis Ledwidge avec le n°10 de la "pauvre" revue : Passages en mai-juin 2008. Paul Turner a consacré un film, "Hedd Wyn", à la vie et l'oeuvre du poète. Nous vous le recommandons, ne serait-ce que pour la poésie qu'on y entend.

Hedd Wyn ( 1887-1917 )reste à ce jour un des plus grand poètes de langue galloise, et du 20 ème siècle, il est triste de penser qu'il n'ait pas était plus souvent traduit il le mériterait amplement !


né le 19 août 1887 à Slane dans le comté de Meath , Francis Ledwidge est un poète irlandais.  Surnommé « le poète des merles », il est tué au combat le premier jour de la bataille de Passchendaele durant la première guerre mondiale. Il est enterré à l'Artillery Wood Cemetery Artillery Wood, le cimetière militaire de Boezinge, prés de Ypres. ainsi que le poète gallois Hedd Wyn tué le même jour, au cours de la même bataille. 


Quand Francis a seulement cinq ans son père meurt, ce qui oblige sa mère et ses huit frères et soeurs à travailler à un âge précoce. Il quitte l’école nationale de treize ans mais continue à s’instruire. Il travaille comme homme de main dans les fermes, il mendie sur les routes qu'il surveille, il est aussi mineur dans les mines de cuivre. Limogé pour avoir organisé une grève pour de meilleures conditions de travail et trois ans avant la grève nationale générale de 1913 ; il est un militant syndical dés 1906.  Il sera aussi vendeur. De 1913 à 1914, il est nommé Secrétaire de la branche de Slane de l’Union du travail de Meath. Il est connu pour ses liens avec le Sinn Féin (ce qui signifie " Nous-même "). Sinn Féin est  un parti politique républicain actif en Irlande et en Irlande du Nord. Il s'agit du deuxième parti politique d'Irlande du Nord, il est associé avec l'Armée Républicaine Irlandaise (I.R.A )  jusqu'à que celle-ci dépose les armes en 2005.

Une forte carrure, des yeux bruns et vif, un visage sensuel, Ledwidge a été un poète déterminé, où qu’il le peut – parfois même sur les portes ou les poteaux de clôture, il offre à partager sa poésie. Dès l’âge de quatorze ans, ses œuvres sont publiées dans un journal local, l' indépendant de Drogheda, s'y refléte sa passion pour la Vallée de la Boyne. Alors qu’il travaille comme ouvrier routier il remporte le prix de Lord Dunsany ( Dunsany est un homme de lettres déjà bien reconnu dans les cercles littéraires et dramatiques, de Dublin et Londres à cette époque ) : il  lui avait écrit  en 1912, en joignant les cahiers de ses premiers travaux. 

Francis Ledwidge est un grand patriote qui milite l'autonomie de toute l'Irlande. Ses efforts pour fonder une succursale de la " Gaelic League Gaelic " à Slane sont contrariés par les membres du Conseil local. L’organisateur de la région l'encourage à continuer la lutte, mais Francis renonce. Il a réussi à agir en tant que membre fondateur avec son frère Joseph de la branche de Slane des Irish Volunteers (1914), une force nationaliste assermentée pour défendre l'introduction du Home Rule pour l'Irlande, par la force si nécessaire.
Lors de la première guerre mondiale , l’Irlande entre dans le conflit coté alliés. Mais les Irish Volunteers se scindent en deux factions : les Volontaires nationaux Volontaire qui soutiennent l’appel de John Redmond pour rejoindre Les régiments irlandais alliés de l’Angleterre dans le conflit et de ceux qui sont contre. Francis Ledwidge qui est à l’origine de ce dernier et, après avoir défendu cette position avec vigueur lors d’une réunion du Conseil local, décide de  s’enrôler, le 24 octobre 1914, dans le régiment de Lord Dunsany, rejoignant ainsi le 5e bataillon Royal Inniskilling Fusiliers qui fait parti de la 10e Division (irlandaise ). Il s'engage contre les appels pressants de Dunsany, qui est opposé à son enrôlement et lui  offre une allocation pour l’assister s'il reste loin de la guerre.  Ledwidge refuse ! Certains ont émis l’hypothèse qu’il est allé à la guerre juste parce que sa petite amie Ellie Vaughey avait trouvé un nouvel amant..ce que le poète et fervent patriote réfuta avec force dans une lettre où il explique qu'il ne peut rester  à l'écart pendant que d'autres défendent la liberté de l'Irlande.

Francis Ledwidge, combat à Suvla Bay dans les Dardanelles (en 1915) et il y est promu caporal mais s'il survit à la Bataille des Dardanelles ( durant laquelle les pertes furent sévères ), il tombe malade après une blessure au dos lors un parcours de montagne difficile en Serbie (décembre 1915), un lieu qui va lui inspirer de nombreux poèmes... 

Ledwidge continue d' écrire tout au long des années de guerre, chaque fois que cela est possible, mais beaucoup des ses poèmes sont perdus au front.

Les poèmes Ledwidge écrit lorsqu'il était dans les tranchées révèlent sa fierté d’être un soldat au service de l’Irlande et de la liberté des peuples. Dans sa poésie, il s'interroge souvent  si il va ou non trouver une mort de soldat...  Alors qu'il prend le thé avec quatre de ses compagnons, Francis Ledwidge meurt dans l’explosion de l'une des premières bombes allemandes au cours de la première journée de la bataille de "La Vallée des Passions."( 31 juillet 1917 ).

D'abord enterré au Carrefour de la Rose,  sa dépouille par la suite est déplacée dans le cimetière de Boezinge,  voisin de l'artillerie Wood Military Cemetery. 

L'oeuvre de Francis Ledwidge, contrairement à celle d'Hedd Wyn, est plus connue car il a été l'objet de nombreuses publications. Certains de ses poèmes ont a été mis en musique par le compositeur britannique et auteur-compositeur Michael Head, plus particulièrement la chanson que le succès à popularisé en 1920, « sur le bord de la lune ». 

Dans la campagne d'Ypres, le petit cimetière militaire de Boézingue présente une émouvante singularité : à cet endroit repose le poète Gallois mais aussi le poète irlandais FRANCIS LEDWIDGE( né en 1887 à Slane ). Tous deux, âgés de trente ans, au moment de la première guerre mondiale font partie des victimes qui tomberont au premier jour de l'effroyable bataille de Passchendaele.

Il semble que ces poètes n'aient jamais été traduit en français, aussi lors de ma première visite au petit cimetière de Boezingue, je me suis promis d'essayer de réunir les conditions afin que cela soit, même modestement réalisé.  Afin de célébrer au delà de l'horreur de la guerre, l'art d'Hedd Wyn et Francis Ledwidge. J'ai pu concrétiser ce projet avec les aides précieuses de Jeanine Hayat, pour les traductions des poèmes gallois de Wynn, de Chistoph Bruneel pour ceux de l'irlandais Ledwidge execption faite de " Soliloquy " traduit par Lucien Suel. Tous trois ont accepté de donner de leur temps pour traduire ces poèmes et c'est très vivement que je les en remercie.
Christian Edziré Déquesnes

- Tableau d'OTTO SIX

Hedd Wyn et Francis Ledwidge, au delà  de l'horreur de la guerre, des conditions de vie atroces qu'il ont eu à affronter et de la mort qui les a emporté ce  funeste jour  du 31 juillet 1917, c'est l'espoir d'un lendemain meilleur qui perdure dans les écrits qu'ils nous laissent.

" Quand vous reviendrez au pays familier
Vous verrez vite la neige
Comme une jolie volée de mouettes
Sur les vagues du vent ! "
Hedd Wyn


Langues de pierre, grise-blanches tombales. 
Sous la musique mutique des dépouilles ensevelies,
À jamais résonne, brutale, la Furie des combats.

CI GÎT HEDD WYN 
  
CI GÎT FRANCIS LEDWIDGE 

Fantomatique, des copeaux de flammes et d'acier lacèrent,
En brasiers encore furieux, les cieux de nos mémoires.
Dans l'hiver, les moutons, destinés aux abattoirs, se souviennent-ils
En bordure des prairies des coquelicots ?
La jeune égérie, Daphnée Perceval, de passage rédige deux cartes postales
À deux vieux couples, l'un d'Irlande, l'autre gallois...
...De Slane... De Trawsfynydd.

Christian Edziré Dequesnes




Le grand sacrifice

Il quitta son pays pour un poste de garde morne
Europe pleine d'angoisse, lieu de tempête du monde
Et le sang lie de vin de cette lourde bataille
N’empêchera rien.

Souvenir 
Rien qu'une lune pourpre
A l'horizon de la montagne nue
Le bruissement de la rivière Pryor  
Chante dans la vallée.
Hedd Wyn

Après la cour martiale

ma mémoire n'est pas mémoire, et
Je me moque de ce que disent les hommes,
J'ai vécu dix mille ans avant
Que Dieu maudisse la ville de Nivine.

Je vois le présent comme un songe
D'horreur et de souffrances profondes,
A l'aube un oiseau viendra
Me réveiller d'entre les rois.

Et si les hommes me donnent un  nom infâme,
Si mes compagnons de rêverie sont partis,
Je suis le soldat qui assume la honte,
Mais je ne suis pas le roi de Babylone.

Francis Ledwidge

Cette chanson raconte l'histoire des poètes Hedd Wyn et Francis Ledwidge mort en 1917, près d'Ypres comme tant d'autres hommes par la bêtise et la cupidité des puissants.

- 1.
No's deux Hedd pi Francis bayès insanne à l't:ére
Conme un clognon por no's d-alé pu lon din l'tenp.
Deus thiots-noms por deus bardes ed din l' Passiondale
Pi toutës deus déviès qu'i n'avo't' nin trinte ains.
I àrbèt't' el bassèe in dàrgne coep.
Din ch'soufe to't cru d'cheule déthoule
Qu'ale rakeurt, ed quoche qu'i s'ramintu't' ?
Tout pairés à l'berbi qu'l'écorchrie ale l'atind.

Nous deux Hedd et Francis donnés ensemble à la terre
Pareils à un clin d'œil pour nous aller plus loin dans le temps
Deux petits-noms pour deux poètes dans la Vallée de la passion
Et tous deux morts qui n'avaient pas trente ans.
Ils scrutent l'horizon une dernière fois.
Dans le souffle humide de la bataille
Qui surgit, de quoi se souviennent-ils ?
Tous pareils à la brebis que l'abattoir attend.

Àrfrin
Hedd, Francis, pi tanmint, tanmint dz'oetes coéres avùck,
Ch'ét chés mahons, ichi, à ch'porjét dech pati.
Hedd, Francis, é-pi zz'oetes coére avùck, tant pi tant.
Verdun, el Sonme, Dixmude ou coére Gallipoli ;
Dés mahons por toudi, eque ch'ét, din Passiondale.

Refrain
Hedd, Francis, et tellement, tellement d'autres encore avec,
C'est les coquelicots, ici, à l'entrée de la pâture.
Hedd, Francis, puis d'autres encore avec, tant et tant.
Verdun, la Somme, Dixmude ou encore Gallipoli ;
Pour toujours, dans la Vallée de la passion.

- 2.
Jë n'su mie trape assé por canté ll'inf:ér laù.
Ch'étot foke eque dés rakes, eque dés pleuves pi du frod.
Din zz'ésplozions ed chint-mille dhiabes,
Lés berles ed to's chés Cousses qu'i kèt't' laù toutoutoùr.
Cheule chorche, laù-baù, a n'féjot nin l'naksieuse
Mé a nn'inlvot dés chints pi dés chints à chake coep,
Pores fius to't démérlès din l't:ére ed Passiondale
Sains qu'i euch't' seu à coese, bèlon d'lù thiote màjon.

Je ne suis pas assez habile pour chanter cet enfer là.
Ce n'était que de la boue, que vagues de pluie et froid.
Dans des explosions de cinq-milles diables,
Les hurlements de tous les Camarades qui tombent là tout autour.
La mort, là-bas, ne faisait pas la fine bouche
Mais elle en avalait des cents et des cents à chaque coup,
Pauvres fils tous disloqués dans le sol de la Vallée de la passion
Sans savoir pourquoi, bien loin de leur petite maison.

Àrfrin/Refrain

Version/adaptation picarde et traduction française
d'Ivar Ch'Vavar et Ch.Edziré Déquesnes, d'après la chanson originale de
Moussu T. "Paul, Emile et les autres" et adaptée à l'histoire
d'Hedd Wyn et Francis Ledwidge (paru en 2009
dans le n°14 de la "pauvre" revue PASSAGES).
Toutes personnes qui seraient désireuses de recevoir
ce livret consacré à Hedd Wyn et Francis Ledwidge,
peut en faire la demande via ===>
===> christian.dequesnes@orange.fr










vendredi 2 novembre 2018

LES NOUVEAUX CHANTS DU MABINOGI - Saison 1 - Chant 5.



2 CHANSONS POUR LE PAPILLON DU SENS DU SILENCE

1. La chanson du hareng-saur

Refrain :

Baby, Baby, the rain must fall, dans le sillage de ta violence
L'orage peut être évité mais Bébé, Bébé, la pluie doit tomber.

1.
Nul ne supporte plus la cohorte larmoyante de ta funeste intégrité vertueuse,
Ni ta défiance maladive : un culte aliéné t'habite ; autour de toi
Des sentences raides tu distribues. Mais Scathach, souverain du troupeau des corbeaux
Veille. Elle libère le Papillon taciturne, Vigil "Cooleer King" déséquilibré mais fraternel,
Chante ! Cogne ! Cogne ! Le talon de ta botte martèle un rock désespéré.

Refrain :

2.
Dame sans égale, voilà d'une certaine rencontre la grande évasion terminée.
Guet-apens dans la tour infernale de tes doutes. Faire de nous
Des hommes qui aimerait la guerre, ennemie du peuple. La belle affaire !
Vois, un nouveau-né aux creux des bras, je ne suis qu'
Un hareng-saur sous la pluie. Le chasseur chargé du sens du silence.

Refrain :

3.
Dans un balancement rigide, tu élimines un chasseur, la corde tendue crisse.
Baby, Baby, the rain must fall. Dans le sillage de ta violence,
Les orages peuvent être évités mais la pluie finit toujours par tomber.

En vers arithmonymes de douze.

Notes :

Scathnach : Gallois signifie : ombreuse. Scathnach est une princesse guerrière du Pays des Ombres.

Vigil "Cooler King" : Vigil Hist est le nom du héros incarné à l'écran par Steve McQueen dans le film : La grande évasion. Le personnage a aussi dans l'histoire pour surnom : Cooler King.

Hareng Saur : Signifie : Hareng fumée. Le hareng est un poisson à dos-vert et au ventre argenté, abondant dans La Manche et La Mer du Nord, où ils se rassemblent en bancs.



2. La chanson du poisson mouillé

Bullit, Bullit, the rain must fall, l'enfer est pour les héros
L'orage peut être évité mais Bullit, la pluie doit tomber.

1.
Sans l'ombre du doute, cette histoire aurait intéressé Alfred Hitchcock,
Holp-up ! Branle-bas au casino ! Tu es la proie des vautours
Et danger planétaire au blo[g]b, le dernier bagarreur de la dernière bagarre
Au nom de la loi et surtout non marqué par la haine,
Annonce ! "Jamais ! L'amour est étranger au silence du caillou de sable."

Refrain

2.
Tels les chapardeurs en route, j'actionne un réputation de voleur généreux ;
À la façon d'un martien de Cincinnati sur le challenge des sept samouraïs.
Être pareil à l'adolescent Nevada Smith, sur le circuit du Mans
Car vivre c'est être dans la course. Toutes choses avant et après
c'est juste l'attente. Lève deux doigts en forme de V.

Refrain

3. 
En un geste fidèle, tu dessine la dignité. La vérité déroulée grince ;
Bullit, Bullit, the rain must fall, l'enfer est pour héros.
Les orages peuvent être évités mais la pluie finit toujours par tomber.

En vers arithmonymes de douze

Notes :

Bullit : Bullit, prénom Frank, est le nom du personnage incarné par Steve McQueen dans le film Bullit.

Blo[g]b : L'auteur ne peut s'empêcher de voir une similitude entre la créature la créature le Blob dans le film The Blod, une boule rouge et gélatineuse qui grossit en ingurgitant tout ce qui bouge sur son passage, et le type de site web que l'on nomme blog.

Cincinnati : ville des Etats-Unis située sur les rives du fleuve Ohio, de l'état du même nom, et important centre industriel.

Nevada Smith : nom héros incarné par Steve McQueen dans le film Nevada Smith.

Les deux chansons qui constituent ce chant ont été écrites uniquement à partir des références d'apparitions de Steve McQueen à la télévision pour des feuilletons et au cinéma, soit au total seulement 32 références dont certaines restent quasiment inconnues et introuvables en France, comme le remarquable "UNE CERTAINE RENCONTRE" de Robert Mulligan en 1963 avec Nathalie Wood. Robert Mulligan est certainement le metteur en scène qui a su le mieux exploiter l'immense talent, ce "sens du silence" de Steve McQueen à l'écran [The Défender/L'ombre du doute en 1957, Love with The Proper Stranger/Une certaine rencontre en 1963 et Baby The Rain Must Fall/Le sillage de la violence en 1964].
Je propose à celle qui serait intéressé, la liste détaillée des 32 références à l'écran de Steve McQueen + Le Chant 6/6bis des Nouveaux Mabinogi+Un collage original en exemplaire unique de S.O.D.A 2018 + Un cd bricolé a partir de titre de chansons, de morceaux de Musiques ayant rapport à Steve McQueen... Pour une modique somme (port compris !), me contacter via : christian.dequesnes@orange.fr


dimanche 28 octobre 2018

LES NOUVEAUX CHANTS DU MABINOGI - Saison 1 - Chant-4.

- Excalibur surfigurative selon Jacques Cauda. -

https://christian-edzire-dequesnes.bandcamp.com/track/ainniv-rs-re  via ===>
===> https://christian-edzire-dequesnes.bandcamp.com/…
ou ==>
===> https://christian-edzire-dequesnes.bandcamp.com/track/canchon-dechl-arignie?fbclid=IwAR1ZWj2EwzhKKF2i2J57akHc8rDy0iGjmRozmyFT_8L_5x5a7bhlch0Y-Jg

- ScriptAAA 21 & Joce-Lhynn', collage-mail-art surfiguratif
de S.O.D.AAA 2018. -


Iwerrydd bérlache
à Perrine le Querrec.
à Francis Bacon.


Iwerrydd, mourir en bouche, tu es avancée, fragile Iwerrydd ! Mourir en bouche.
Iwerrydd, au creux profond de ta gorge maternelle verser des soleils acajou
Pour éteindre la stridence du cri muet de l'angélique embryon fécondé                                       Des graines sacrées de Blodeuwedd l'infidèle, par Gwawl, l'authentique charogne. 
Jolie Iwerrydd, j'ai dans le ventre une église qui s'effrite,
Rongé de poussière de cimenterie. Et mangés, de même, les poumons condamnés
À filtrer la ciguë de notre petite bourgade qui ne pipe mot
- peu pèse le tribut de vie tant que perdure l'emploi poison.
Caressante Iwerrydd j'ai aussi dans le ventre une veille langue pourrissante
Et en gorge un cri de Bleiz. Et par la bouche.... Aaaargh !

Àcoute bin ! L'mëneu dech carabanc i avot brainmint kér el rad'tè.
Abile toudi, abile abile i dévalot abile. Din chés bassures rade rade !
Toudi fèle é-pi din ch'bérlache ostrènme vlaù ll'ahure feinale. Arrrgh !
L'bérlache edpu eque j'aù ké.u din l'monne. Ech bérlache
Conme in clo cron. Din min gaziot i joke mie toudi parèl
Ch'bérlache qu'in n'sèt nin détonbir pi i toerne, bèrlache,
Cha toerne é-pi chaù s'àtoerne eddin, ch'bérlache innzou l'pio
-Ouèche eque chés jins qui sè'te toute, i n'veul'te pon
Ell intinde, ech bérlache. Pinséz ! Coére toudi l'bérlache i toerne, i
Toerne - 'idju ! - réconparape à ènne épuile, aguile, qu'ale toerne, toerne-toerne
Din mn'eul d-ou qu'ale s'intike cor in d'àrtoernaint
Su li-mènme por èle s'infiké din m'cacoigne ed labeu.
Chaù fét d'ma, l'bérlache-laù, ch't'ènne rude angouche.
Ch'ét ll'éxistinche, ichi in baù, qué dalache, ch'é-t insin.
Filacar dérachant l'pio, fu qu'in n'sèt nin l'éwanté,
Qui broule ! Ch'ét ch'bérlache incrinké din m't:ète machukée,
Pi m'vinkira. Répiyeu qu'i rakeur bérlache por et'dir' :
"Ch'ét pon pace eque te sake su l'keue dech sorét
Eque ti t'aira du caviar. Ch'ét pon nin-pu pace eque
Te t'acate ènne rikinpète d'épeut'nal eque ti te t'sintira
Fin bénache à l'f:ète-gardinière à no përzidint". Pi àcoute, te peu
Résséyé d'canjé to't d'ti, ech bérlache i n'canjra mie.

Aaaargh ! Renaître. Tu es sacrée, ô Iwerrydd ! Renaître en ta bouche sacrifiée.
Iwerrydd divine - au secret de ton corridor tabou parachuter le saint miel.
Efffacer de nos cœurs l'empreinte de Diafwl, l'authentique charogne fécondée.

En vers arithmonymes de douze.

Traduction de la partie en picard : Ecoute bien ! Le conducteur du char à bancs (en fait c'est un autocar) aimait bravement la vitesse. / Vite, toujours plus vite, vite il dévalait. Dans les fonds, promptement ! / Toujours dare-dare et dans l'extrême hurlement, voilà l'infortune finale. Arrrgh ! / Le cri tel que depuis que je suis tombé dans le monde. Le cri / Comme un clou tordu. Dans mon gosier jamais identique il ne reste / Le cri qu'on ne peut desserrer et il tourne, cri, / Cela tourne et ça se retourne en soi, ce cri sous la peau / Là où ceux qui savent tout ne veulent pas / L'entendre, le cri, dites voir ! Encore, toujours tourne le cri, il / Tourne - crédieu ! - pareil à l'épingle, l'aiguille, qui tourne, et tourne-tourne / Dans mon œil où elle se fiche encore en se retournant / Sur elle-même pour s'enfoncer dans ma cervelle de pauvre hère. / Il fait souffrir, ce cri, oui, quelle douleur atroce. / Mais c'est ainsi, l'existence ici-bas est telle. / Barbelé déchirant la chair, feu auquel on ne peut échapper, / Et qui brûle ! C'est le cri embranché dans ma tête meurtrie, / Et il me vaincra. C'est rugueux que r'accourt le cri pour te dire : / "Cela n'est pas parce que tu tires sur la queue du hareng-saur / Que tu auras du caviar. Ce n'est pas parce que tu achètes une redingote d'épouvantail que tu te sentiras / Béat d'aise à la garden-party du président." Et écoute, tu peux bien / Essayer de changer tout de toi, le cri, lui, ne changera pas.

Notes :

Iwerrydd : vieux prénom gallois.

Bérlache : puissante lamentation sonore, en picard.

Blodeuwedd : signifie en gallois, née des fleurs ou encore "visage de fleur". C'est une Femme merveilleusement belle, crée par la magie de Math et Gwydyon à partir de fleurs de chêne, de genêts et de reines-des-pués, pour être l'épouse de Lleu. Elle trompe Lleu avec Goronwy, chasseur et seigneur et tous les deux échafaudent un complot pour tuer Lleu... Mais Lleu  ne meurt pas et s'envole sous la forme d'un aigle. Math et Gwydyon décident de venger Lleu et ils transforment Blodeuwedd  en hibou.

Gwaml : en gallois, signifie : primate de race inférieur, bandit, pillard.

Cigüe : plante toxique.

Bleiz : homme-Loup, en gallois. C'est également le nom du confident et scribe de Merlin.

Hu Kadarn : le vaillant, le glorieux, en gallois. Hu Kadarn est le guerrier qui combat Cythraul, le prince des ténèbres. Civilisateur, il est aussi l'instructeur des hommes. Il épouse la déesse Cerridwen.

Diafwl : le chef des diables, en gallois.

mardi 23 octobre 2018

LES NOUVEAUX CHANTS DU MABINOGI - Saison 1. - Chant 3.

Brud yr Arth

Ô père, cela m'a tantôt été révélé par les cordes du luth :
Je suis de sous le signe d'Arth, ours géant des champs et forêts
Qui régnait jadis au pied du rempart tout autour de la cité de Douayeul
(Laquelle me verrait naître). Arth chahute, grogne, effrayant les brigands attroupés pour le sac
Du bel et prospère oppidum. Par ses cordes bleues tendues, apprivoisées sur le ventre
De bois brut des Rois, le luth de Myrddin me confiait l'histoire oubliée,
Celle du souverain, géant des Flandres, Gayant. C'est le peuple qui tisse, dresse
Le ventre d'osier du grand fauve fantasque afin, au-delà de la mort,
Que se perpétue l'esprit de l'ours, veillant sur la destinée de Douayeul.

Ô, parle, bois brut du luth des Rois, poèmes étranges, chants oubliés vous qui
Nous remembrez les chroniques des hommes d'alors, soyez célébrés, bénis pour résonner                                                                                                                                                  /encor.
Beaux marwnadau, lais, mystérieux, lyriques stances : que les bouches inspirées - chamanes,                                                                                                                   / griots, troubadours et
Trouvères, longtemps continuent de nous enchanter des secrets, souvenances, joies
                                                                                                           /et tourments et prières
Des peuples d'ici et ailleurs... bercés par les cordes du luth d'Arth.

En vers arihmonymes de quatorze.

NOTES.

Brud yr Arth : en gallois signifie : la renommée de l'ours.
Luth : instrument de Musique à 7, 13 ou 21 cordes pincées, en usage en Europe au cours des siècles 16 et 17.
Oppidum : fortification romaine située en un lieu élevé.
Douayeul : désigne la ville de Douai en ancien picard.
Marwnadau : pluriel gallois de Marwnad, signifie : élégies.

mercredi 17 octobre 2018

LES NOUVEAUX CHANTS DU MABINOGI - Saison 1. Chant 2.

Chant deux

Lai de Myrdyhn
À Julie Ladret.
Mon pays d'origine est la région des régions d'été.                                                                              Je me trouvais avec mon Roi au plus haut des nuées                                                                           Quand Lucifer tomba à jamais dans le profond gouffre d'Enfer.                                                     J'ai porté la lumineuse bannière des rebelles devant César, Jules.                                                   Je suis les noms des astres du Nord et du Levant.                                                                               Je suis l'érecteur des Gayant de l'Îles de Pâques.    

Je me tiens sur la voie lactée, près du Grand Instigateur. 

J'ai été Ulysse défiant le baiser de Circé, molestant les dieux.
J'ai accompagné l'esprit divin jusqu'au val d'Hébron.
J'ai été la baleine, l'intestin où Jonas a su.
J'ai été le précepteur inspiré de Tintin sans Milou.
J'ai été l'inspirateur du chien Milou mordant Mickey Mouse.
J'ai su parlé avant d'être doué de la parole.
Je résidais en Canaan le cœur courroucé quand Absalom fut tué.
Je quittais Berlin en ruines où fumait le corps d'Hitler.
J'étais aux côtés du Général Patton pour la Grande Evasion.
J'ai offert mes épaules en perchoir aux corbeaux d'Odin.
J'ai grimpé l'âpre raidillon avec Jésus portant sa croix
Et - doux repos - dormi dans le tombeau clos d'une pierre.
J'ai été Kashhila, chef indien Wishram contre les colons blancs.
Je suis le sanglier magique - Twrch Trwyth - compagnon du Grand Cerf.
J'ai été le chamane d'Attil - pour rattraper le soleil.
J'ai erré sur les cercles de la céleste Couronne septentrionale
Et, de l'aurore boréale je jouais comme d'une harpe.
Œil de Noé, j'ai rêvé de la houache de L'Arche.
J'ai serré la pogne d'André Robillard un hiver en Paris.
J'ai contemplé, fiévreux, la destruction de Sodome et Gomorrhe.
J'ai vu l'Afrique avant que Rome ne s'éveille.
J'ai inventé une Mer de mots magiques pour la Pucette.
J'ai fuis la félonie d'icelle pour demeurer seul, Icelui.
J'ai suivi le relent secret du long cotron de Belphégor.
J'ai joué aux osselets de Sélénite avec Steve Mc Queen.
Je suis monté au septième ciel avec la Marie de Magdala.
À Eleusis, j'ai pu toucher le noir pubis de Perséphone.
J'ai rassemblé des Tuatha de Danaan dessous les tertres
Et j'ai frappé avec Quetzalcóatl sur la cymbale du soleil.
J'ai déjeuné avec Hedd Wynn et Francis Ledwidge en Ypres.
J'ai, avec Arthur Rimbaud emporter Gavroche pour l'enterrer, loin.
Au faîte du terril, ma main sur l'épaule de Cafougnette,
D'un geste large, j'ai ouvert la grande terre ouvrière.
Je suis l'instituteur de tout l'Univers, craie aux doigts,
Et, jusqu'au Ragnarök, jusqu'au jugement, hommes, je vous conduirai.
Il n'est merveille, horreur, mystère, bonté ou cruauté - ou sainteté -
Au monde déjà perdu pour nous que je ne puisse révéler.
En vers arithmonymes de onze.


ET BONUS ! 
LA GRANDE VERSION PAR ARNO.

NOTES :

Lai : au Moyen Âges, petit poème narratif ou lyrique à vers courts, généralement de huit syllabes, et rimes plates (Les lais de Marie de France).

Gayant : géant, en picard. Les Gayants sont aussi des géants d'osier qui font la réputation de la ville de Douai. Ces géants ne sortent qu'une fois l'an, durant les festivités de la ducasse (fête foraine) de Douai, qui dure une semaine. L'auteur est né durant le dimanche des fêtes de la ducasse de Douai de 1956. Mr. Gayant était dans la cour de la maternité de la clinique Minet quand Christian-Edziré Déquesnes a été jeté au monde.

Ulysse : héros de la mythologie grecque qui met fin à l'interminable guerre de Troie grâce à l'astuce du fameux Cheval de Troie. L'Odyssée, qui conte le voyage et les aventures du retour d'Ulysse en l'Îles d'Ithaque pour retrouver son épouse Pénélope et son fils Télémaque, dure sept ans. Ce récit et une version des Aventures des chevaliers de la Table Ronde, parus dans des collections jeunesse, furent les deux premiers livres lus par l'auteur.

Circé : puissante sorcière qui vit dans l'îles fabuleuse d'Eéa. Grâce à ses pouvoirs magiques, elle transforme les compagnons d'Ulysse en pourceaux lorsqu'ils débarquent sur son île. Ulysse devient son amant et reste une année auprès d'elle. Dans certains récits,  Circé épouse, plus tard, le fils d'Ulysse, Télémaque.

Hébron : De nos jours AL-Khalil, ville de Jordanie, au sud de Jérusalem.

Jonas : l'un des douze petits prophètes (siècle 8 av. J.-C.). D'après la Bible ("Livre de Jonas"), il fut miraculeusement rendu à la vie après avoir séjourné trois jours dans le ventre d'un gros poisson.

Tintin et Milou : célèbre personnages de bande dessinée créés par le dessinateur belge Hergé. Notons que le célèbre château de Moulinsart, appartenant au Capitaine Haddock, meilleur ami de Tintin, s'inspire d'un lieu qui existe réellement dans la banlieue de Tournai, en Wallonie picarde. Notons également que Milou, s'il ne parle pas, pense toujours de manière bien plus pragmatique que son maître.

Mickey Mouse : L'une des plus importante figure emblématique de l'impérialisme des Etats-Unis.

Absalom : personnage hébraïque, Fils de David, révolté contre son père. Vaincu dans un combat, il s'enfuit mais sa longue chevelure se prit dans les branches d'un arbre et il resta suspendu. Joab [est-ce important de savoir qui c'est ?], qui le poursuivait, le tua.

Hitler : célèbre chancelier allemand dont l'une des plus jolies réussite est d'avoir fait en sorte que son prénom, Adolphe, soit devenu plus difficile à porter que celui de Jésus.

Odin : parfois Wotan ou Woden, fils de Bor et petit-fils de Buri, il est le chef des dieux de la mythologie germanique. Les Viking sont fascinés par l'amour d'Odin pour le combat, en tant que père des morts. Signe particulier : il est borgne ! [comme Adolphe Hitler, bof... ].

Jésus : ancêtre des stars du rock, célèbre pour avoir été le fils incarné de Dieu sur Terre ; son prénom n'est donc guère simple à porter par le quidam des mortels, toutefois cela demeure moins impossible de se prénommer Jésus qu'Adolphe.

Kashhila : nom d'un des plus grand-chef d'Indiens de la tribu Wishram.

Wishram : non d'une tribu d'Indiens d'Amérique du Nord.

Attila : roi des Huns, vainqueurs des empereurs impérialistes romains d'Orient et d'Occidents. Il ravage les cités de la Gaule - épargne Lutèce - comme le prédit sainte Geneviève. En 452, il pille l'Italie jusqu'à Rome, puis se retire en Pannomie où il meurt en 453. Son empire s'effondre après lui.

Sodome et Gomorrhe : villes de Palestine situées près de La Mer Morte, qui selon la Bible, furent détruites par le feu du ciel en raison de leur dépravation.

Cotron : longue jupe en tissu de toile épaisse, en picard.

Belphégor : dans un feuilleton télévisuel français des années soixante, fantôme qui hante les couloirs du musée de Louvre. Il va terroriser les pays de France durant des semaines...

Eleusis : ville de Grèce au nord-ouest d'Athènes. Ruines importantes. Temple où l'n célébrait les mystères d'Eleusis.



Perséphone : reine des Enfers, fille de Zeus et de Déméter.




Tuatha Dé Danann : dans la mythologie irlandaise, dernière génération de dieux à régner sur l'Irlande, avant son invasion par les fils de Milésius.

Quetzalcóatl : divinité précolombienne du Mexique, dieu de l'Air et de l'Eau, animateur de la nature.

Cafougnette : Zeph', de son prénom, personnage de mineur créé par Jules Mousseron (1866-1943) ; l'œuvre de ses écrits en picard se déroule dans le milieu des mines de charbons du Nord de la France.

Ragnarök : crépuscule des dieux germaniques. Un âge de la hache, un âge de l'épée, [Excalibur ?], il s'agirait de la répétition, du retour [de la répétition ?] de l'âge du vent et de l'âges du Loup réunis avant l'anéantissement du monde ; ce qui n'est pas clair sont-ils réussi pour sceller la fin des fins ou pour la combattre et l'anéantir ? Si le christianisme a fini par s'imposer chez les peuples germaniques d'Europe du Nord comme chez tous les peuples convertis au catholicisme, une obsession n'en demeure pas moins : celle d'une disparition cosmique. 











dimanche 14 octobre 2018