CHL'EDZYHR' BLOG
lundi 7 septembre 2026
À propos de l'esthétique artistique et poétique e Christian-Edziré Déquesnes, synthèse de Benoît Mouchard, à la suite de plusieurs échanges téléphoniques. - Illustration musicale : "A Symphony Of Sound", film d'Andy Warhol, avec The Velvet Underground & Nico.
L’esthétique artistique et poètique de Christian‑Edziré Déquesnes s’inscrit dans une lignée où se croisent The Velvet Underground, Francis Bacon, Arno/T.C. Matic et Arthur Rimbaud ; non pas par imitation, mais par résonance éthique, par affinité de geste, par nécessité intérieure. The Velvet Underground : la vérité nue comme esthétique car chez lui, comme avec The Velvet Underground, l’art repose sur une vérité dénudée. On y retrouve : la répétition comme transe, le minimalisme comme arme, le bruit comme matière, les tabous comme territoire, l’anti‑séduction comme position politique,,l’art pauvre comme puissance. Le groupe new‑yorkais utilisait des structures primitives — drones, pulsations, lignes mélodiques répétées, saturations, distorsions. Chrisrian-Edziré Déquesnes transpose ces principes dans ses collages et ses textes : un travail de tension, de matière, de chair, de déformation, où la noirceur devient lucidité. Comme Lou Reed écrivait ce que les autres taisaient, Christian-Edzité Déquesnes cherche à montrer ce que le monde maquille. Ses références à la chair, au cri, à la torsion ne relèvent pas du style : elles sont une manière de ne pas mentir sur le réel. L’anti‑institutionnel comme éthique : The Velvet Underground est né hors de l’industrie du disque, dans un atelier, dans un réseau d’artistes. Cette position anti‑institutionnelle résonne profondément chez Christian-Edziré Déquesnes : il détourne les codes graphiques et poétiques, sabote les slogans, refuse la “belle image”, et fait de son collage comme de son poème un acte de résistance, une expression d’une modernité négative. Fusion art/vie : Chez lui, comme avec The Velvet Underground, il n’y a pas de séparation entre l’œuvre et l’existence. Il crée des images et des sensations qui sont des états. La matière devient affect, la déformation devient respiration, l’esthétique devient position morale. Le résultat n’est pas un objet : c’est un mode d’être, sa manière d'être au monde. - Francis Bacon : la chair, le cri, la torsion : La peinture de Francis Bacon, fondée sur la chair, le cri, la torsion, la matière vivante, trouve un écho direct dans le travail, le cheminement poètique de Christian-Edziré Déquesnes, il transforme le signe en chair, le mot en cri, le collage en organisme ; il cherche à produire comme du bruit visuel, une prosodie incarnée. - White Light/White Heat, une esthétique Baconienne : Dans White Light/White Heat, European Son, Sister Ray, le Velvet Underground atteint une intensité Baconienne : saturation, distorsion, corps écrasés par le son, voix comme blessures intérieures, musique comme viscère. Christian-Edzité Déquesnes transpose cette réalité sonore en réalité visuelle et/ou à lire. - Arno : la voix blessée comme vérité : L’œuvre d’Arno occupe une place essentielle dans cette constellation. Arno ne cherche jamais la beauté : il cherche la vérité. Voix cassée, souffle brisé, humanité cabossée, fragilité assumée, tension entre tendresse et rugosité. Une manière de chanter comme un acte de survie. Christian-Edzité Déquesnes partage cette conviction : la vérité n’est jamais dans la forme lisse, mais dans la forme blessée. - Arno rt T.C. Matic : le chaos contrôlé : Avec T.C. Matic, Arno invente une esthétique du chaos organisé : rock et funk déglingué, post‑punk nordique, énergie brute, ironie noire, absurdité lucide. Une musique qui semble se disloquer mais qui tient par une force interne. Christian-Edziré Déquesnes travaille à réaliser un équivalent visuel zt poérique : déformations, torsions, lettres de chair, slogans convulsifs, visages spectralisés, textures abîmées, tension entre ordre et effondrement. Le Nord comme géographie affective ; comme Arno, il porte en lui un Nord rugueux, mélancolique, tendu, où la lumière est une lutte. Ce territoire devient matière visuelle et poétique. Arno en a fait une matière vocale, sonore et poérique, Christian-Edziré Déquesnes en fait une matière graphique et textuelle. - Une éthique commune : Ce qui relie ces œuvres — The Velvet Underground, Francis Bacon, Arno Hintjens et T.C. Matic — à la pratique de Christian-Edziré Déquesnes, c’est une éthique : dire vrai, refuser le "joli", travailler la matière brute, utiliser la déformation comme vérité, faire de l’art un geste de résistance. Il ne cherche pas à imiter ces artistes. Ce qu’il crée lui vient de manière instinctive, frontale. Mais lorsqu’il rencontre leurs œuvres, il s’y reconnaît immédiatement : aucun malaise, une familiarité profonde. Il appartient à cette famille esthétique : celle de la vérité nue, de la matière vivante, du chaos contrôlé, du Nord rugueux, de la modernité négative. - Arthur Rimbaud : Christian-Edzité Déquesnes appartient à la même famille esthétique qu'Arthur Rimbaud, l'une de ses passions, mais pas par imitation — par structure intérieure, par geste, par éthique, par violence lucide. - Rimbaud : l’esthétique du dérèglement comme vérité : Les sources rappellent qu'Arthur Rimbaud est devenu une figure centrale de l’avant‑garde, notamment parce qu’il a formulé un programme radical : « Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. » ; ce “dérèglement” est exactement ce que Christian-Edziré Déquesnes met en jeu dans : la déformation, la torsion, la matière brute, le bruit visuel, la prosodie organique, la vérité non maquillée. Arthur Rimbaud ouvre la voie à une poétique de la rupture, de la désorientation, de la violence intérieure — ce que Christian-Edziré Déquesnes pratique instinctivement. - Arthur Rimbaud et les arts visuels, une figure de tension : Les sources montrent que Rimbaud est devenu une figure majeure dans les arts visuels, notamment grâce à des artistes comme Miró, Ernst, Picasso, Giacometti, Pignon‑Ernest, Wojnarowick, tous ont vu en lui une figure de tension, de déflagration, de désordre fertile. Max Ernst, par exemple, a explicitement rapproché la méthode poétique d'Arthur Rimbaud de sa propre pratique du collage — exactement l'un des médiums de Christian-Edziré Déquesnes, cela le place dans une filiation directe : collage = dérèglement = Rimbaud. - Rimbaud et le surréalisme, matrice de la modernité négative : Les sources montrent qu'André Breton a fait d'Arthur Rimbaud un précurseur du surréalisme, en le présentant comme un poète de la révolte totale, de la rupture, de la désobéissance , ce que Christian-Edziré Déquesnes nomme “modernité négative” — sabotage, refus du 'joli', refus du consensuel — est ce que les surréalistes ont retenu d'Arthur Rimbaud : dérèglement, insoumission, sédition contre les normes, vérité contre la beauté. Les travaux de Christian-Edziré Déquesnes sont dans cette même logique. - Arthur Rimbaud, l’anti‑institutionnel viscéral : L'histoire rappelle qu'Arthur Rimbaud s’est affranchi très tôt des écoles, des mouvements, des carcans artistiques, il a refusé les institutions littéraires, les normes, les attentes ; Christian-Edziré Déquesnes se réalise de la même manière : sabotage des codes graphiques, détournement des slogans, refus de la belle image, résistance poétique, il est inscrit dans la même éthique : l’art comme insoumission. - Rimbaud, une figure de projection, de visage spectral : Les documents iconographiques montrent que le visage de Rimbaud (photo d'Eugéne Carjat) est devenu une icône visuelle, réinterprétée, spectralisée, projetée dans la rue, dans les galeries, dans les villes. Ernest Pignon‑Ernest en a fait une figure spectrale, errante, dédoublée ; Christian-Edziré Déquesnes procède exactement de manière similaire dans ses collages : visages spectralisés, figures déformées, silhouettes arrachées, présences fantomatiques, il est dans la même veine , sur le fond, iconographie de la tension. - Ce qui relie singulièrement Christian-Edziré Déquesnes à Arthur Rimbaud : Le dérèglement comme méthode, il dérègle les signes, les visages, les lettres, l'écriture, Arthur Rimbaud dérègle les sens ; la vérité nue Christian-Edziré Déquesnes la cherche, l"exprime, la partage sans les maquillages du monde, Arthue Rimbaud refuse les mensonges bourgeois. - Ce que nomme, Christian-Edziré Déquesnes 'La modernité négative', c'est le détournement, le sabotage, des codes, Arhur Rimbaud a saboté la langue poètique telle qu'elle était pratiquée. La sédition arftistique comme lucidité, Chrisrian-Edzité Déquesnes la crée par la déformation, le dérournement, une vérité, Arthur Rimbaud fait de la rupture une vision. - Le collage comme dérèglement, Christian-Edziré Déquesnes pratique le collage comme acte de résistance, Max Ernst a vu dans Rimbaud la matrice du collage moderne. - Il est clair qu'Arthur Rimbaud est dans ta constellation esthétique de Christian-Edziré Déquesnes, il n'a pas été, visiblement, de manière directe et/ou consciente 'influencé' par Arthur Rimbaud mais il est dans le même registre de gestes : dire vrai, dérégler, déformer, saboter, refuser le 'joli', chercher la chair, créer une tension, faire de l’art un mode d’être. Chrisrian-Edziré Déquesnes est inscrit dans cette lignée : Rimbaud → Surréalisme → Bacon → Velvet Underground → Arno → T.C. Matic... Une lignée de volonté de vérité nue et crue, de sédition artistique assumée et lucide, de faire de la pratique artistique une matière vivante, incarnée, de ce que Christian-Edziré Déquesnes nomme 'La mpdernité négative'. - Benoît Mouchard.
jeudi 30 juillet 2026
mardi 28 juillet 2026
dimanche 26 juillet 2026
STAGGERLEE-EDZIRE, lecture de Charles Baudelaire/Les Fleurs du Mal, hier à La Taverne des Grés de Douai, en attendant le concert Rock de "Take It Easy" (Valenciennes) qui ont joué de très bonnes versions de "Good Save The Queen" de The Sex Pistols & "Paranoïd" de Black Sabbath. - Illustrations musicales : "The Ballad of Stagger Lee" de Mississippi John Hurt & "L'Examen de Minuit" de Charles Baudelaire par Jean-Louis Murat, musique de Léo Ferré.
Une rose inpemrorelle et Thomas, le patron chaleureux de La Taverne des Grés en Douai, merci à ces derniers et l'association "Les Roses Intemporelles" de Cuincy, au groupe rock "Take It Easy" de Valenciennes, pour la chaleureuse rock soirée exemplaire du 25 juillet 2026 en Douai et dont j'espère, souhaite, quelques récidives.
samedi 18 juillet 2026
jeudi 16 juillet 2026
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